Avez-vous déjà entendu parler des bons stress et des mauvais stress ?

Les sensations physiques causées par le stress sont liées à la production d’hormones naturelles libérées par notre corps « en réaction à une situation qui est détectée comme étant menaçante par notre cerveau. » (Sonia Lupien, Par amour du stress, 2010, p.23)

La difficulté, c’est que notre cerveau, si intelligent soit-il, nous joue parfois des tours et semble ne pas toujours être en mesure de faire la différence entre un stress fondé ou relatif.

Le stress non fondé est généralement causé par une interprétation erronée de l’environnement ou de la réalité. En ce sens, le corps sécrète des hormones pour réagir à un faux sentiment de danger, les mêmes que s’il devait se préparer à combattre en temps réel. Cette réaction physique donne alors l’impression d’être en détresse et vous fait vive des émotions très élevées.

Si vous entrainez votre cerveau à réagir de cette manière devant chaque événement anxiogène, il réagira de manière chronique devant toutes menaces éventuelles (réelles ou non).

Autre fait intéressant, notre code génétique et notre style de vie a un net impact sur les facteurs de stress que nous vivons quotidiennement. Et c’est ici que votre rôle comme parents est important !

On transmet involontairement tout notre bagage génétique à nos enfants. Et on n’y peut rien, c’est comme ça. Par contre, on peut leur enseigner comment bien canaliser ces réactions face au stress afin que ça ne dégénère pas sous forme d’anxiété permanente.

Si vous êtes constamment stressés par votre travail, par la routine ou par l’ampleur de vos tâches, diminuez le rythme parce que vos enfants apprennent de vous tous les jours et reproduiront à leur tour le même horaire effréné.

« Entre l’âge de 27 et 36 ans, l’instabilité vécue relativement à la carrière professionnelle augmente de trois fois le risque […] »  (Sonia Lupien, Par amour du stress, 2010, p.23) de problèmes liés aux conditions de santé et de dépression à l’âge adulte.

Quelques trucs pour éviter de transmettre vos mauvais stress à vos enfants :

– Pendant l’heure du souper, discutez de vos bons coups au travail et évitez les termes du genre « Je capote, je ne réussirai jamais à produire mon travail dans les délais demandés », « Mon boss va me tuer » ou « Journée de fou, j’ai pas arrêté 2 minutes », etc. ;
Si vous êtes stressés, mentionnez que c’est seulement le cas pour une courte période de temps ;
Respirez, faites de la relaxation, du yoga ou de la méditation en famille pour outiller vos enfants ;
Misez sur l’importance de vos efforts et non sur le résultat final afin de diminuer le risque d’anxiété de performance chez vos enfants ;
Créez un thermomètre avec eux pour mesurer leur niveau d’anxiété et les moyens à utiliser pour revenir au calme ;
Prenez le temps de dédramatiser leurs craintes en leur faisant identifier la meilleure et la pire situation de manière à doser leur stress et à leur faire prendre conscience que leurs idées dépassent largement la réalité.

Pour résumer simplement, rappelons que le stress est un élément naturel et nécessaire à notre bon fonctionnement alors il est important d’apprendre à cohabiter avec ses bons côtés, comme ses moins bons côtés (symptômes désagréables). Attention à ne pas confondre avec l’anxiété, qui quant à elle est un état de stress permanent qui peut devenir problématique à long terme.

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